En réponse à l’article récent « Réétudier la refonte du centre-ville » publié dans Le Nouvelliste, en tant que président de l’Association des commerçants et artisans de la ville de Monthey, je souhaite exprimer mon désaccord avec le postulat du Parti libéral-radical (PLR) visant à réexaminer les aménagements du centre-ville. Le PLR propose une étude externe sur ces aménagements, arguant qu’elle abaisserait les tensions entre commerçants et municipalité. Cependant, je conteste cette approche, estimant qu’elle ne répond pas aux besoins urgents des commerçants en crise économique.
Cette divergence n’est pas isolée, et elle constitue une preuve supplémentaire des raisons qui ont motivé mon départ du PLR. Lors de la campagne électorale, le PLR avait mis en avant son engagement envers les commerçants, promettant leur soutien. Cependant, la réalité montre un décalage flagrant entre leurs promesses et leurs actions concrètes en faveur du commerce local. L’ArtCom est la seule association des commerçants des villes du canton à ne pas bénéficier d’aide de sa commune et malgré les revendications constantes de l’Association, aucune action concrète n’a été entreprise.
De plus, un membre de la municipalité a invoqué les plans directeurs pour discuter des aménagements actuels en centre-ville. Il est impératif de souligner que, de mon point de vue, cette référence ne correspond nullement à la réalité sur le terrain. Les plans directeurs, établis en collaboration avec des artisans et commerçants locaux, semblent être systématiquement négligés. Les préoccupations et les contributions des commerçants, pourtant cruciales, semblent être reléguées en arrière-plan, au détriment d’une vision qui ignore délibérément les besoins immédiats du tissu commercial local. Cette constatation renforce irréfutablement ma conviction que des ajustements concrets et immédiats sont impératifs pour garantir la vitalité du commerce à Monthey.
Mon engagement en tant que président de l’Association des commerçants et artisans de Monthey est de défendre activement les intérêts économiques des commerçants. Face à des actions politiques qui ne traduisent pas ces engagements électoraux, j’ai pris la décision de quitter le PLR il y a plusieurs mois dû à cela. Mon départ n’est pas simplement le résultat de désaccords, mais plutôt une nécessité de rester fidèle à ma mission première, indépendamment de toute doctrine partisane. Je crois fermement que la préservation du commerce local nécessite des actions tangibles, et c’est cette conviction qui guide mes décisions et actions en tant que représentant des commerçants de Monthey.
Martin Quarroz